Week-end antifasciste et solidaire !

Avec plusieurs collectifs et individu/es on vous prépare un week-end antifasciste et solidaire.

– Samedi 27 avril après midi : #présentation/débat sur les implantations de locaux fascistes dans nos villes au CICP. Dès 15h.

– Samedi soir : Sound Syst’AIM #3 – Week-end antifasciste au Cirque Electrique (dans la salle du bar).
➡️ Event : https://www.facebook.com/events/622078674885940/

– Dimanche midi : Repas de soutien à la GALE à La Cantine des Pyrénées !
➡️ Event : https://www.facebook.com/events/288178612092925/

– Dimanche soir, Projo & Débat sur l’extrême-droite en France au Saint Sauveur !
➡️ Event : https://www.facebook.com/events/648329468945078/

Opération "collège désert"

Dans le cadre de la lutte contre la loi Blanquer, sont menées dans tout Paris des actions dites « collège désert », où les parents sont invités à ne pas envoyer leurs enfants en cours, afin de protester contre le projet de loi « école de la confiance ». Certains établissements ont déjà mené cette action mardi dernier et d’autres l’ont prévu ultérieurement.

L’action « Collège désert » permet une pluralité de pratique afin de faire entendre les voix, non pas seulement des travailleur-ses, mais aussi des parents soucieux de l’avenir de leurs enfants, déjà bien compromis avec entre autre la mise en place de parcoursup. Elle permet aussi de renforcer le dialogue entre les professeur-es, les autres travailleur-ses d’établissements scolaires, et les parents, et aussi de choisir localement un agenda d’action qui sort des agendas syndicaux.

Pour rappel les professeur-es, Assistant-es d’Education et parent sont en luttes contre cette loi pour 28plusieurs raisons :

  • L’obligation d’instruction dès 3 ans ( chose qui est déjà le cas a 98% ) est un prétexte pour financer les écoles privées, en parallèle cela amoindrira le budget du public.
  • Des établissements de différents niveaux scolaires seront réunis ( Pensées aux Assistant-es d’Education qui surveilleront des cours de récréations avec des jeunes de 6 ans et d’autres de 15 ans.. ). Cette mixité de niveau risque fortement d’emmener une suppression logique de classes et de professeur-es.
  • Les Assistant-es d’Education de niveau licence 2 ayant comme projet de devenir professeur-ses risquent devoir faire des remplacements de professeur-ses, sans aucune compensation financière en plus ni allègement des nombreuses tâches qu’ils leurs sont déjà incombé.
  • Obligation d’avoir un drapeau bleu blanc rouge et les paroles de la Marseillaise dans les salles de classe. De l’argent bien dépensé quand on sait qu’un certain nombre de collège en France sont en attente de financement pour remettre en état leurs établissements…
  • 11Cette loi met aussi en danger les libertés d’expression et d’opinions des professeurs en mettant l’accent sur le “devoir d’exemplarité des personnels enseignants”, les différents syndicats craignent une loi empêchant les professeurs d’exprimer leurs opinions.

Si vous voulez comprendre un peu plus nous vous conseillons d’aller voir la BD d’ Emma sur ce sujet : https://www.facebook.com/pg/EmmaFnc/photos/?tab=album&album_id=818615368474676

Voici en photo un petit bilan de cette journée dans l’est parisien.

EDIT : Nous venons d’apprendre que l’inspection vient vérifier dans toutes les écoles qui participent à l’action que les élèves sont bien présents en classe, et que les professeur-ses “font bien” leur travail. Cette action venant des parents délégués ils ne peuvent pourtant rien reprocher.. #Flicage

#StruggleForEducation #ConfianceMaisPasEnBlanquer
#Solidarité #NeverCrossAPicketLine #ParisDebout #ParisEst

Sound Syst'AIM #1

Venez rencontrer et échanger avec l’AIM section Paname le 19 octobre pour une soirée DJ.
Au programme de la soirée : Reggae, Soul, Ska, R’N’R et Punk.

Cette soirée sera animée par les DJs Kostik, Haine Kalem, Loudmou et Klakos.

Vous pourrez aussi y trouver nos stickers, fanzines, T-shirts etc, ainsi que la table des AIM – Section Veuves Noires !

Début des hostilités à 20h au Zokalo Bar !

Aucune tolérance pour les propos et comportements racistes, sexistes, homophobes…

Contribution : La violence du système judiciaire dans les cas de violences conjugales et de viols

Nous avons été contactées par G. qui a souhaité nous transmettre sa propre expérience. Ce texte est donc un témoignage.

Notre système judiciaire, un système patriarcal inadapté aux violences conjugales.

En tant que victime de violences conjugales, j’ai constaté de grosses problématiques dans notre société. Mon parcours n’est pas terminé, en particulier sur le plan juridique, et je souhaite transformer, utiliser mon expérience pour aider d’autres victimes, alerter et dénoncer le système, pousser à une prise de conscience sur ce que nous devons changer.

J’ai donc décidé d’écrire cet article en m’appuyant sur mon vécu, des témoignages et des recherches, des études réalisées par des associations ou des organismes, à la demande parfois de l’état. Je vais vous dépeindre le parcours du combattant qui est celui d’une victime de violences conjugales et surtout du viol conjugal sous l’angle judiciaire, principalement. Notre système judiciaire est à l’image de notre société : c’est-à-dire patriarcal, archaïque avec une absence de prise en considération des victimes qui fait froid dans le dos. Je commencerai par quelques rappels importants : les violences conjugales prennent de multiples formes, combinées ou non. Elle peut être : économique, verbale, psychologique, physique et/ou sexuelle… elle n’est pas toujours visible quelle que soit la forme qu’elle prend. Les violences sont caractérisées de conjugales lorsqu’elles sont perpétrées par un conjoint ou un ex-conjoint, que ce soit dans le cadre d’un mariage, d’un PACS ou d’un concubinage simple. En 2015, on estime à 223 000 le nombre de femmes, chaque année, victimes de violences conjugales GRAVES, c’est-à-dire victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. La violence subie par les victimes ne s’arrêtent pas le jour où elles quittent leur bourreau, ni le jour où elles portent plainte (rappelons que l’article ici présent développe les violences conjugales dupoint de vue juridique et de leurs conséquences). C’est une violence globale, psychologique et/ou physique, économique, sociale à laquelle doit faire face la victime. Plus de 50% d’entre elles déclarent que les violences subies ont eu des conséquences dans leur vie au quotidien y compris professionnelle. Ce chiffre est revu à la hausse (plus de 60%) dans les cas de viols. « 86% d’entre elles expriment ressentir de la peur, de l’angoisse, du stress; 41%, une perte d’estime de soi et 6% des pensées suicidaires. » selon la lettre de l’observatoire national des violences faites aux femmes, N°8 de novembre 2015. La première difficulté concerne la plainte : en effet seules 14% des femmes victimes de violences conjugales, 10% des victimes de viol ou de tentative de viol, portent plainte. Les moralisateurs s’en donnent alors à cœur joie : pourquoi ne portent-elles pas plainte, pourquoi aussi longtemps après les faits ? C’est pourtant simple, c’est bien la preuve qu’elles n’ont pas bien ou suffisamment souffert ! Voici donc quelques éléments de réponses : le manque de formation des agent-es de police ou des gendarmes, ainsi que la culture du viol qui règne particulièrement dans ces milieux-là, les témoignages ne manquent pas sur l’absence ou manque d’empathie, ni sur les réflexions déplacées des hommes et femmes chargé-es de recueillir la plainte de la victime, ni sur les lieux (présence d’affiches sexistes voire clairement dégradantes vis-à-vis de la femme sur le mur derrière l’agent de police, donc en face de la victime par exemple) ; il y a aussi simplement l’agencement des locaux, difficile de dire tout haut à la personne de l’accueil, dans le hall, à oreille d’autres personnes (pire encore s’il y a des connaissances comme dans un village par exemple) que l’on veut porter plainte pour violences conjugales. Les agent-es ne sont que trop rarement formé-es, mais en même temps, la formation aux techniques d’audition et de prise en charge des victimes dans des cas de violences intrafamiliales sont dispensées sur la base du volontariat. Visiblement la prise en charge des victimes n’est une priorité que pour une minorité, mais pas pour le gouvernement ni pour le système judiciaire ; les magistrat-es ne sont pas mieux formé-es. Certain-es ne sont même pas au courant de certaines procédures, telles que la mesure d’éloignement ou du téléphone d’urgence ; cela dit il s’agit là de mesures trop peu utilisées et développées pour qu’elles soient efficaces. Bref, c’est ainsi que les agent-es de police se permettent de filtrer les plaintes pour violences conjugales, en faisant pression ou en redirigeant simplement la victime sur une main courante, ce qui ne vaut rien sur le plan juridique, ou en requalifiant les faits, souvent, en agression sexuelle au lieu de viol. Donc quand on est victime de violences/viols conjugal-es et que l’on décide de porter plainte, on doit déjà affronter tout ça, ou on renonce parce que ça ne vaut pas le coup…

En effet, sur les 10% de plaintes pour viols conjugaux, 90% sont classés sans suite, et seul 2% des auteurs poursuivis sont sanctionnés ; en ce qui concerne les violences psychologiques sous la forme de harcèlement, Delphine Driguez, avocate et membre de l’association Avocats Femmes et Violences, estime que sur 30 dossiers qu’elle traite, par an 2 aboutissent. Ce sont des formes de violences trop peu combattues sous couvertes d’ignorance, mais surtout du fameux « devoir conjugal » utilisé pour justifier ou nier ces violences, même aux plus hautes instances de l’appareil judiciaire : exemple de ce juge de Nanterre qui le 31 Mai 2017 en pleine audience dans un cas de violences conjugales ainsi que menaces de mort prononcées par l’époux à l’encontre de son épouse, a reproché à la victime, suivant ainsi la défense de l’accusé, de ne pas avoir « honoré son devoir conjugal ». Certaines peuvent donc refuser de s’infliger cette douleur supplémentaire qui est de porter plainte vu la difficulté, l’extrêmement faible chance de poursuites mais aussi l’impact social et psychologique que cela représente. Le système actuel ne nous encourage pas (en dehors de quelques campagnes publicitaires, financées par l’état, et d’une hypocrisie achevée) à porter plainte et cela demande beaucoup de courage. Toutes les victimes de violences ont leurs raisons propres de porter plainte ou non, ainsi, personne ne peut les juger en fonction de cette décision. Seule la concernée peut savoir ce qui est le mieux pour elle et nous devons uniquement la soutenir et l’accompagner dans sa décision. Car porter plainte c’est aussi rendre l’acte encore plus réaliste, présent, alors même qu’une seule volonté une fois quitté l’homme violent est de tourner la page, se reconstruire pour commencer une nouvelle vie. Or, les procédures sont longues, c’est aussi rendre la chose publique (au moins partiellement) et on est alors une victime aux yeux d’autrui (ce mot est lourd de sens psychologiquement mais je ne le développerai pas ici). En effet, une fois que l’on a décidé, puis porté plainte, on attend sans savoir où elle en est, craignant parfois la réaction de notre bourreau, mais aussi celui de son entourage. Ainsi la victime peut avoir en première ligne l’entourage proche de son agresseur, qui pour le défendre, utilisera les pires calomnies, une violence psychologique supplémentaire (menaces, insultes, harcèlement), et peut l’accuser de mentir, surveillant ses moindres faits et gestes, un sourire qui prouve que la victime ne souffre pas…

Finalement toute action qui ne rentre pas dans la représentation que l’on se fait d’une victime, devient une preuve à charge. Les victimes de violences doivent également faire face aux négationnistes par affinité ; ceux qui diront : « je le connais il n’est pas comme ça », « je vous connais tous les deux je veux pas me mêler de vos histoires » ou pour ce qui est du viol conjugal : « un homme ne peut pas violer sa femme, ça n’existe pas ». Il y a aussi la dédramatisation (surtout dans le cas de violences verbales) : « ses mots ont juste dépassé sa pensée parce qu’il était énervé ». Toutes les personnes qui accusent les victimes de violences conjugales, de mentir par vengeance ou juste qui ne les croient pas sous prétexte qu’elles ne sont pas parties immédiatement, manquent très certainement d’empathie et d’un minimum d’information sur la psychologie, le fonctionnement du cercle de la violence, de la manipulation qui place les victimes sous l’emprise et dépendantes de certains hommes. Ces gens n’ont visiblement pas conscience de la portée violente de leurs propos et de leurs conséquences. Cette image de la victime intéresse malheureusement aussi les enquêteurs, le juge (en cas de divorce ou de poursuites pour les affaires familiales s’il y a des enfants au milieu). Mon avocate m’a fait comprendre, par exemple, que montrer mes faiblesses mes blessures c’était bien (je n’ai pas que le droit de pleurer ou trembler, c’est une bonne chose, presque préférable, c’est un outil en ma faveur) mais que je ne dois pas trop me battre parce que si je me bats (contre le système judiciaire, par exemple pour dénoncer sa lenteur ou tout autre chose) on peut alors supposer que j’aurais également pu me défendre contre lui, que je ne suis pas une victime fragile, une demoiselle en détresse que seul un juge ou un flic en armure pourra sauver. On se retrouve donc avec toute cette violence à gérer, les souvenirs (80% des victimes de viols conjugaux souffrent de stress post-traumatique) et cette chaîne qui nous empêche d’avancer comme on le voudrait, se posant mille questions sur nos actes, notre droit à reprendre notre vie (nouveau boulot, soirées entre ami-es, nouvelles relations sentimentales et/ou sexuelles…), c’est une pression constante, un état de stress quotidien et son impact (irritabilité, problèmes de santé) qui est une conséquence indirecte des violences subies, mais qu’on ne peut imputer juridiquement, scientifiquement aux violences conjugales. La plainte déposée au commissariat ou en gendarmerie doit être transmise au procureur/tribunal pour ensuite retourner au commissariat ou à la gendarmerie pour enquête préliminaire (lors de laquelle il y a souvent une confrontation) puis elle retourne au procureur qui décide de la classer sans suite ou de poursuivre/l’instruire. Malheureusement elle se perd souvent et n’arrive même pas jusqu’au tribunal, comme si les faits dénoncés étaient sans aucune gravité, et c’est souvent après plusieurs relances, de nombreux mois (un peu plus d’une année pour ma part) que l’on découvre que la plainte n’a même encore pas été enregistrée, on est alors submergé-e par l’incompréhension, la colère, un sentiment d’injustice : faut-il un nouveau féminicide (une femme tous les trois jours est assassinée par son conjoint ou ex-conjoint en France) pour que la justice considère mon cas comme grave ? De plus, le personnel de l’appareil judiciaire, annonce souvent cela comme une chose banale, le même ton et la même gravité qu’un-e salarié-e à la poste prendrait pour vous dire que votre courrier s’est perdu entre le centre de tri et la besace du facteur. De quoi éveiller chez certain-es l’envie de rendre justice soi-même, pour d’autres d’abandonner purement et simplement. On se sent seule à ce moment-là et ce manque de considération, cette négation de notre souffrance, de ce qu’on a vécu même lorsque l’on n’attend rien qu’un « classé sans suite » est une souffrance, une violence supplémentaire à encaisser. Par ailleurs, même une fois instruite, la majorité des plaintes pour viol est requalifiée, par le juge d’instruction ou par l’avocat de la victime (pas toujours avec son accord et quand bien même rarement après lui avoir bien expliqué les conséquences de ce choix), en agressions sexuelles pour ainsi éviter les assises et renvoyer l’affaire en correctionnel (c’est-à-dire que l’on passe quand même d’un acte pénal à un acte correctionnel, autrement dit, on dépénalise !). Hiérarchiser la gravité des actes peut sembler logique, et est utile entre un vol de sac à main et un meurtre, cela semble même évident, mais hiérarchiser deux cas de violences conjugales, dans notre cas, est dangereux ; en effet les arguments et facteurs mis en avant sont : la présence d’enfant et la menace urgente et vitale qu’encoure la victime ; les mêmes qu’utilisent les associations, sans vouloir dénigrer leur travail qui reste d’utilité publique, et sous excuse, le manque de moyens. Or, cette catégorisation ne prend pas en compte la violence contextuelle, ni celles indirectes évoquées tout au long de cet article, non l’absence ou présence de soutien, de l’entourage de la victime, ainsi on devrait à mon sens rajouter dans les chiffres du féminicide direct, toutes celles qui se donnent la mort car pas ou mal prise en charge /suivi/entourage des victimes de violences indirectes de leur (ex-) conjoint, du système qui les laisse se débrouiller par leur propres moyens et d’une société patriarcale qui juge, incrimine, culpabilise les femmes ou préfère encore, plus simplement, fermer les yeux pour ne se réveiller devant les journalistes qu’après la mort de la victime, pour dire qu’il n’avait rien vu venir ou que ça ne l’étonne pas tant que ça a bien y réfléchir !

° Le manque de chiffres et d’études depuis cette date est déjà révélateur en soit.

 

Sources :

– Lettre de l’observatoire nationale des violences faites aux femmes N°8 novembre 2015
– Le monde 25 novembre 2016
– LCL 3 juin 2017
– Stop-violences-femmes.gouv
– MIPROF : intervention de la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains
– Sos femmes 13
– L’association avocats femmes et violences
– Le groupe F

Communiqué : Agression sexuelle commise par 2 membres de RPG-7

 

L’année dernière, le 4 mars 2017, des assos parisiennes organisaient le warm up de la deuxième édition de leur fest United we stand divided we fall.

A cette occasion, plusieurs groupes musicaux ont répondu présents. Parmi eux, un groupe montant de la scène antifasciste madrilène, RPG-7 avait mis le chaos dans la salle et apporté leur soutien à des causes politiques actuelles. 

La veille, à l’ombre des projecteurs, deux membres du groupe ont donné un message bien dégueulasse à toutes les femmes de la scène. Dans un bar parisien, verre après verre, ils ont fait connaissance avec une militante. Celle-ci, profitant à fond de sa soirée, échange avec eux tout du long. A la fermeture du bar, les deux hommes souhaitent continuer la soirée. Elle propose un after chez elle. Sans calculer comment, elle y arrive, avec les deux acolytes. Dans son appartement, elle perd totalement le contrôle de la situation et est violée par ces deux crevards.

La femme, souhaitant garder l’anonymat, veut aussi lever le voile sur les agresseurs dans notre scène et a accepté que nous prévenions les militantEs du comportement ignoble de ces deux mecs. 

RPG-7 a été informé de la parution de ce communiqué et compte écrire le leur à ce sujet. 

Nous rappelons qu’une personne qui ne dit pas oui à une relation sexuelle, est un viol. Nous rappelons qu’un feeling entre deux individuEs ne donne pas le droit à l’unE d’eux d’avoir une relation sexuelle non consentie et encore moins une partie à plusieurs. Nous rappelons qu’être une pseudo rockstar ne donne pas de passe droit. 

Nous rappelons enfin que nous soutenons/soutiendrons toutes les individuEs victimes de comportements inappropriés et non respectueux de l’intégrité de chacunE.

Communiqué : Agressions sexuelles d'un des membres de 8°6 Crew

 

Ces derniers jours, un groupe phare de la scène skinhead parisienne donnait un concert. A cette occasion, une femme a décidé de se lever et de dénoncer les violences sexuelles qu’elle a subies de la part d’un membre du groupe dans son adolescence.

Cette situation aurait été bien connue de l’entourage proche du groupe puisque la femme avait informé des membres du groupe. On lui aurait alors expliqué qu’ils ne pouvaient pas réagir, faute de preuve même si selon ses propos certains le surnommeraient le “pédophile”.

Cette annonce a créé une véritable polémique. Comme à chaque fois, là où les gens sont prompts à vouloir pendre les violeurs et les pédophiles (+1000 points virilisme), il semblerait que cela change la donne lorsque l’agresseur bénéficie d’une certaine popularité. Comme à chaque fois, la victime se transforme petit à petit en bourreau cherchant à détruire la vie du pauvre homme sans défense, sans aucune « preuve » et dans le but de se valoriser et se donner une existence publique. Comme à chaque fois, on ne parle pas assez des femmes qui mentent, de la vie détruite de ces pauvres hommes accusés forcément à tort. Comme à chaque fois, ce n’est pas si simple. Comme à chaque fois, on connait trop bien l’agresseur pour savoir qu’il serait incapable de ce type de comportement. Comme à chaque fois, on ne doit pas se soustraire à la justice (quelle justice ?) et attendre que celle-ci déclare si oui ou non il y a eu viol. Comme à chaque fois, il ne faut pas oublier que les hommes ont des pulsions…

Nous retrouvons ce schéma dans toutes les dernières dénonciations ces derniers mois : à Paris, Toulouse, Metz, Marseille, … Si les femmes prennent conscience de l’importance de s’unir face à ces violences pour que celles-ci disparaissent, un blocage a lieu parmi la gente masculine qui préfère apporter une solidarité masculine minable plutôt que de prendre ses dispositions. Ces accusations brisent la douce impunité dont bénéficiaient les hommes et les obligent à remettre en question leurs comportements souvent déviants envers les femmes.

Cet immobilisme doit cesser afin qu’une véritable (r)évolution ait lieu dans nos milieux, que la lutte antisexiste ne soit plus juste une belle valeur jetée en l’air, reléguée aux derniers rangs des discriminations mais une réalité où tout comportement déviant sera véritablement condamné. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation actuelle où les femmes ne sont peu voire pas présentes dans les réseaux antifascistes, où lorsqu’elles le sont doivent donner de la voix et faire leurs preuves continuellement pour être entendues et/ou respectées même si en fin de compte, elles ne seront jamais l’égal des hommes membres du groupe.

Soutien total aux courageuses dénonçant les violences sexuelles subies et que les masques tombent, le temps du silence et de la complaisance est terminé !

AIM – Section Veuves Noires

Echos des résistances : la situation en Colombie avec le GRABO.

On the job

 

Le groupe ON THE JOB, qui doit jouer le week end du vendredi 9 & 10 mars 2018 en France au This is England avec des groupes parisiens (http://tafproduction.blogspot.fr/p/this-is-england_9.html), fait partie de ces groupes qualifiés d’ambigüe ou de “Greyzone”. A juste titre comme nous le démontre cet article (https://dodgyoi.wordpress.com/2017/01/21/on-the-job/).

 

Ce groupe partage souvent la scène avec des groupes douteux comme LAST SEEING LAUGHING et surtout AGENT BULLDOG. Au sujet de ces derniers, leur guitariste a un autre groupe qui s’appelle SABOTAGE. Ce groupe a été annulé sur un festival à cause de leur racisme. Suite à cette annulation, un concert de soutien eu lieu dans le club de ce guitariste avec nos chouchous du jour : ON THE JOB.
Non content de partager régulièrement l’affiche avec d’autres groupe borderline, ils fricottent avec plusieurs groupes ouvertement d’extrême-droite dont OFFENSIVE WEAPON lors de leur tournée US.
Certains membres du groupe OFFENSIVE WEAPON, font partie du gang 211Crew, peu réputé pour leurs idées progressistes et leur amour du vivre ensemble. Au Québec, ils sont amis avec LEGITIME VIOLENCE et leur crew Atalante.

Pour rester dans les groupes avec qui on partirait bien en vacances, ils ont également joué aux Us avec LONEWOLF (en hommage aux suprémacistes Alex Curtis et Tom Metzger ?) groupe lui aussi lié au 211Crew. Le public lors de cette tournée devait être délicieux.

 

L’excuse de la distance ne tient pas longtemps la route, puisqu’ils ont également organisé un concert où ils ont partagé l’affiche avec GLORY BOYS, “célèbre” groupe de Rac de Valence (Etat Espagnol).

Faire une erreur reste compréhensible, (même si bon…), mais lorsque c’est de manière répété ça s’appelle bouffer à tous les -mauvais- rateliers et entre parfaitement dans la catégorie des groupes ambigües.

Liens :
– 211Crew : https://en.wikipedia.org/wiki/211_Crew
– Offensive Weapon et 211Crew : https://www.splcenter.org/…/nyc-oi-fest-returns-new-york-ci… et https://newpulpcity.com/…/alleged-right-wing-skinhead-and-…/
– LoneWolf et 211Crew : http://gothamist.com/2017/02/13/nazis_punch_back.php
Plein d’interviews sont également disponibles où ils expliquent de manière totalement décomplexée leur “vision” du monde.

The templars

 

NB : cet article ayant été écrit avant la création du site web nous avons choisi par économie de temps de publier l’article facebook en attendant.